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George Sand, auteur romantique

Si vous êtes un grand amateur de lecture, Georges Sand devra vous évoquer le livre « Histoire de ma vie » qui est son autobiographie. Les connaisseurs pour aussi reconnaître cet auteur par son côté masculin très affirmé. En effet, Georges Sand est bien une femme qui aimait s’affichait dans des tenues vestimentaires masculines et qui est même allé jusqu’à choisir un pseudonyme masculin pour ses œuvres. Elle porte la casquette de romancière, dramaturge, d’épistolière, de critique littéraire et de journaliste. A son actif, elle affiche plus de 70 romans et une cinquantaine d’œuvres dont des nouvelles, des pièces de théâtre, des textes politiques et des contes. Apprenez un peu plus sur cet auteur romantique dans ce dossier.

Une enfance compliquée

C’est Amantine Aurore Lucile Dupin qui se cache derrière le pseudonyme « Georges Sand ». Elle est née à Paris le 1er juillet 1804. Elle passe ses premières années aux côtés de sa mère dans une petite maison sur la rue de la Grange-Batelière avant de rejoindre son père à Madrid. Agée de quatre ans seulement, Aurore assiste dans un petit laps de temps à de nombreux malheureux événements dont le décès de son petit frère et le décès de son père. Elle finit par passer le reste son enfance à Nohant avec sa grand-mère.

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Aurore n’avait pas une vie familiale très stable avec les différends qu’avaient sa mère et sa grand-mère sur la garde des enfants. Elle devient alors peu assidue et rebelle, ce qui pousse sa grand-mère à la mettre en pension au couvent des Dames Augustines anglaises de Paris en 1818. Après deux ans, sa grand-mère la récupére pour revenir à Nohant. Avec la santé de sa grand-mère qui se complique, un mariage de Georges Sand avec Auguste Vallet de Villeneuve est envisagé alors qu’elle n’a que 16 ans. Ce projet tombe à l’eau, car sa grand-mère décède en décembre 1821. François Vallet de Villeneuve devient le tuteur d’Aurore qui est la seule légataire à la mort de sa grand-mère. Déçue de ces dernières volontés de sa grand-mère, la mère d’Aurore revient à la charge et oblige sa fille à la suivre à Paris.

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George Sand, une riche héritière

Lorsqu’Aurore arrive à Paris avec sa mère à Paris, la situation dégénère rapidement et elle vit chez la famille Roettiers du Plessis dans le château du Plessis-Picard. En septembre 1822, elle épouse François Casimir Dudevant. Les jeunes mariés s’installent à Nohant et Aurore croyait retrouver une certaine liberté et vivre dans l’amour. Ce n’était qu’une façade, car son mari voyait en elle la riche héritière. Elle ne s’en rend compte que quelques années plus tard après la naissance de Maurice, leur premier fils.

A cette époque, le couple Casimir et Aurore Dudevant ne tenait plus en place. Casimir se montrait même grossier et violent. Aurore tombe dans l’infidélité, ce qui n’arrange pas sa situation. Elle donne quand même naissance en 1828 à Solange dont la paternité n’est pas certaine. De son côté, Casimir n’est pas non plus irréprochable, il boit, il entretient des relations avec des servantes et a même rédigé un « testament » rempli de critiques venimeuses et des rancunes envers sa femme. Aurore a même découvert ce testament et c’est ce qui convient les deux époux à se séparer. A cette époque, c’est le romancier Jules Sandeau qui sort avec Aurore. Séparée officiellement en février 1836, Aurore part à Paris et ses enfants restent chez leur père à Nohant, mais très vite Solange, sa fille, vient à Paris.

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Ses débuts dans l’écriture

En juillet 1830, Aurore fait la connaissance de Jules Sandeau au château du Coudray à Verneuil-sur-Igneraie. C’est lui qui l’invite à rejoindre la société des jeunes Berrichons, des férus de la littérature romantique. A cette époque, elle s’affichait dans des costumes masculins qu’elle jugeait plus pratique et moins coûteux. Avec la permission de travestissement de la préfecture de police, elle est même allée jusqu’à se couper les cheveux. On la voyait souvent avec Jules Sandeau avec qui elle avait une relation amoureuse.

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Le couple intègre ensemble le groupe Figaro pour débuter ensemble une carrièer de journaliste. Ils se mettent à deux aussi pour écrire le roman « Rose et Blanche » sur lequel on n’a vu que le nom de Jules Sandeau. Ce roman a connu un grand succès que Jules Sandeau reçoit une nouvelle commande d’un roman. Le couple présenta alors « Indiana » qui a été écrit par Aurore, mais qu’elle a voulu publié sous le nom de Jules Sandeau. Ce dernier a refusé la paternité du livre qu’il ne connaît pas qu’on a dû trouver un pseudonyme pour l’écrivain, c’est là qu’est né « George Sand ». « Indiana » est publié le 19 mai 1832 et c’est le début d’une longue carrière pour Aurore connu sous « George Sand ».

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La carrière littéraire de George Sand

Si on affiche Georges Sand comme un auteur romantique, c’est par ses œuvres romantiques que le public a fait sa connaissance. En effet, de 1832 à 1840, elle avait des romans dans lesquels elle exprime les passions qui animent son existence. Elle fait aussi allusion à des revendications féministes. C’est à cette époque qu’on avait « Indiana », « Valentine », « Lélia », « Le Secrétaire Intime », « Mauprat » et « La Dernière Aldini ». A partir de 1840, elle se penche plus sur des œuvres d’inspiration socialiste ou mystique. C’est le cas du roman « Jean Zyska » qui parlait de la vie de Jan Zizka, un chef de guerre hussite. Elle élargit son domaine et touche aussi par ses romans des éléments régionalistes. Elle termine sa carrière avec des œuvres très romanesques, mais pour celles-ci, on ressent plus l’audacité des thèses et ce, dès les premières pages.

Parmi les œuvres les plus connues de Georges Sand, on a « Histoire de ma vie » qui est son autobiographie. Elle l’a écrit en cinq parties dont « L’histoire d’une famille de Fontenoy à Marengo »,  « Mes premières années », « De l’enfance à la jeunesse », « Du mysticisme à ‘indépendance » et « Vie littéraire et intime ».

 

Sur les dernières années de la vie de Georges Sand, elle avait une relation amoureuse avec un certain Alexandre Manceau. On disait que c’était son secrétaire et c’est aussi grâce à lui que la grande romancière a pu écrire jusqu’à son dernier souffle. Elle meurt le 8 juin 1876, à l’âge de 72 ans à Nohant.

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